Ateneo Republicano du Limousin

Mémoire historique des républicains espagnols en Limousin

mercredi 30 décembre 2009

Chocolate con churros

Victoria Gomez, une de nos deux présidentes d'honneur qui habite à Madrid était de passage en Limousin, dans sa famille. Elle a souhaité rencontrer les membres de l'Ateneo et leurs amis. Nous avons improvisé une fête pour terminer en "famille" l'année 2009. Nous nous sommes donc retrouvés le 29 décembre chez Frédérique et Jacques pour passer l'après-midi. Finalement, nous étions quarante six ! Les trois générations ! Nous avons eu du mal à nous séparer ... nous voulions tant continuer à parler entre nous. Nous remettrons ça, évidemment !

 IMG_3514 IMG_3513 IMG_3508

IMG_3517 IMG_3534 IMG_3512

L’instinct grégaire n’est pas le propre de l’homme. Partager son pain avec l’autre est fondamental. Se réunir pour un repas est toujours un acte festif. Jean-Louis, au nom de l’Ateneo m’a invitée pour un « chocolate con churros » le 29 décembre. Je suis arrivée la première. Quelqu’un m’a accueillie, me donnant un abrazo chaleureux : la maman de Pepín, une femme très belle, débordante d’amour, qui m’a longtemps parlé. Installation « en vrac » buvant et mangeant le délicieux goûter. Peu importait que nous connaissions que nos prénoms. J’ai ressenti la fraternité qui émanait de la rencontre, tous unis pour lutter contre cette hydre : le fascisme. J’étais très émue et heureuse. Merci.

Monique  Crouzillat-Lacotte

IMG_3521 IMG_3537 IMG_3527

Hispanisant par culture, j'ai naturellement connu une Espagnole voici près de 34 ans. Auprès de nous, et en y étant pour quelque chose, deux petits franco-espagnols ont prospéré.

Ce rapide résumé d'une vie m'a fait apprécier cette après-midi « churros y chocolate » où j'ai retrouvé cette chaleur des retrouvailles parmi celles et ceux qui ont vécu les déchirements d'un régime qui a piétiné les valeurs républicaines. Des personnes pour qui « le futur ne manque pas d'avenir » qu'elles entendent partager avec les deux ou trois générations qui les accompagnaient ce jour là, sans omettre de leur rappeler l'histoire. Un peu de pâte à beignets et de chocolat ont renvoyé chacun à ces combats qui sont aussi les nôtres. Un adage africain prétend, avec raison que lorsqu'un vieux disparaît c'est toute une bibliothèque qui s'efface: je pense que l'Ateneo est bien le réceptacle de mémoire dont l'histoire de l'Espagne, est donc celle de l'humanité, a besoin.

 

Alain Puech

IMG_3510   IMG_3509 IMG_3531

IMG_3515 IMG_3522 IMG_3528

"Fameux ce "Chocolate con churros" ! Plus qu'un goûter (excellent par ailleurs, et dans un cadre charmant), il s'est révélé être un très bon moment de convivialité et de rencontres.
Ce rendez-vous a pu ainsi nous conforter dans l'idée que la communauté espagnole est encore bien présente en Limousin, et ses sympathisants nombreux.
L'Ateneo, sous cet angle aussi, remplit sa mission fédératrice, qui contribuera, je le souhaite, à la cristallisation d'une mémoire collective pour les exilés et les enfants d'exilés espagnols dans la région."

Evica

 IMG_3538 IMG_3518 IMG_3523

IMG_3519 IMG_3533 IMG_3524



  

Posté par ateneo87 à 17:37 - Réunions - fiestas - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 6 décembre 2009

Continuons nos efforts pour la gare de Borredon


Nos amis de  Capture64   82


"Notre journée de soutien du 11 octobre a connu un grand succès. Avec l’aide de « Ibéria Cultura » et « Miguel de Cervantès » nous avons récolté 4385,00 € net !

Après information, je peux confirmer que notre association présente toute les caractéristiques requises pour fournir aux souscripteurs et aux adhérents un reçu fiscal leur permettant de défalquer de leur impôt sur les revenus de 2009, lors de leur prochaine déclaration en 2010 : 66 % de la somme versée à MER 82.

Tout le monde recevra début 2010 le justificatif à joindre à sa déclaration, pour le service des impôts….

 

N’hésitez donc pas à poursuivre votre aide car vous paierez moins d’impôts et, là au moins, vous savez où ira votre argent !

Animos, y un abrazo a todas y todos!

Joseph Gonzalez - Président de MER 82

image019

         La gare de Borredon sur la commune de Montalzat, fut le lieu d’arrivée des trains amenant vers le camp de concentration de Judes, prés du village de Septfonds, les 16 000 Républicains Espagnols qui y furent emprisonnés dans des baraques qu’ils construisirent eux-mêmes. Le témoignage du fils du chef de gare de l’époque dit ceci :« L’arrivée des internés de l’Armée Républicaine Espagnole pour les diriger vers le camps de Judes où ils se rendront à pied (6 km). A Argelès, le sable de la plage leur servait de lit. A Septfonds, c’est l’herbe rase d’un pré, en bordure d’un ruisseau, qui les attend. Leur calvaire n’est pas fini. Aucun baraquement n’est prêt pour les premiers arrivants. Ils furent près de 3000, en deux jours, à attendre sous la pluie…Tous les hommes, harassés par tant de marche à pied, par tant de séjours dans tous les camps d’accueil… Les autorités civiles et militaires ont préféré la discrétion de la gare de Borredon, perdue en pleine campagne, pour ne pas encourager les mouvements de sympathie qu’auraient pu entraîner la traversée de Caussade. L’essentiel était de ne pas effaroucher les braves gens. La gare de Borredon a vu les prémices de la guerre avant qu’elle ne voit le drame de ceux qui, conduits par les SS, partiront du camp de Judes pour les camps de la mort en Allemagne ». A la mémoire de mon père, chef de gare à Borredon de 1935 à 1947 -  Jean Albouy

CETTE GARE EST EN VENTE !

C’EST UN LIEU DE MEMOIRE AUSSI IMPORTANT QUE LA MATERNITE D’ELNE OU LA MAISON DE MACHADO A COLLIOURE

POUR SON ACQUISITION « MER 82 »   (Mémoire Espagne Républicaine de T. & G.) lance une souscription internationale.

Pour y participer, libellez vos chèques à l'ordre de: MER82 - SOUSCRIPTION BORREDON

et adressez les à  : 23, QUAI ADOLPHE POULT 82000 MONTAUBAN    Téléphone : 06.33.10.44.89

Posté par ateneo87 à 17:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 8 décembre - Salle Latreille - Tulle

Peuple_et_culture

Le mur des oubliés de Joseph Gordillo (2007 - 80’)

Capture66

mardi 8 décembre - 20h 30 - Salle Latreille - Tulle

en présence de Paloma Leon, présidente de l’association Ateneo Republicano du Limousin

JGordillo

Joseph_Gordillo Capture65

La guerre d’Espagne a fait un demi-million de victimes et 400.000 exilés. En 1939, le pays est exsangue et la répression perdure. Aidé par la phalange, le régime franquiste incarcère, fusille ou ostracise les opposants. Le réalisateur du Mur des Oubliés, Joseph Gordillo, part sur les traces de son grand-père, fusillé parmi tant d’autres et enterré à la hâte dans une fosse commune. Le corps localisé, il en demande l’exhumation afin d’en demander la réhabilitation et d’en faire un symbole pour tous ceux qui ont été effacés de la mémoire collective de l’Espagne.
Cet événement dans le village participe au déliement des langues et ce qui avait débuté comme une simple quête personnelle se transforme peu à peu en enquête collective : les anciens parlent de la dictature, de la terrible répression et des exécutions sommaires, de l’absence de monuments aux morts ou de commémoration, et ce après trente ans de démocratie.

 

La dictature franquiste est restée taboue jusqu’à récemment....
« En tant que petit fils de républicain, j’entends récupérer la mémoire de mon grand-père, ceci est mon choix, mon droit légitime. En tant que citoyen d’une démocratie, réhabiliter la mémoire de tous ceux qui sont oubliés de l’Histoire est un devoir. L’Espagne a fait le choix de déchirer une page de son histoire au lieu de la tourner. La fameuse transition démocratique espagnole, que tout le monde cite en modèle, est en réalité un pacte pour effacer les responsabilités. En plus d’amnistie, il y a eu amnésie. Les vaincus ont renoncé à demander des comptes, en échange de quoi les héritiers du franquisme ont joué le jeu de la démocratie. Il faut aujourd’hui que les choses sortent, après, il sera trop tard, le fil de l’histoire risque de se rompre.
La dictature franquiste est restée taboue jusqu’à récemment. Après soixante-dix ans de silence, des milliers d’Espagnols sont, comme moi, à la recherche de leurs disparus. 35.000 à 50.000 républicains auraient été fusillés durant la terrible répression qui a suivi le conflit. Il faut bien se rendre compte que ce n’est qu’en octobre dernier qu’a été votée la loi de réhabilitation des victimes du franquisme par les députés espagnols. »
Joseph Gordillo, réalisateur, propos recueillis par Christine Torelli pour Filmer en Alsace.

 

De tabou à tabou...
Il y a 70 ans cette année, en 1939, 500.000 républicains fuient l’Espagne chassés par le franquisme. Cet exode, devenu exil (l’un des exils les plus grands des temps modernes), c’est la Retirada. Ces hommes et ces femmes qui viennent de combattre le fascisme arrivent en France dans l’hostilité quasi générale d’une administration qui était déjà plus proche de la Collaboration que du Front Populaire. Une partie d’entre eux sont parqués dans cinq camps de concentration des Pyrénées Orientales proches de la frontière : Argelès, Rivesaltes, Gurs... Certains de ces camps accueillent par la suite d’autres indésirables : les opposants au régime de Vichy, les juifs voués à la déportation, les tziganes. Près de 8.000 républicains espagnols livrés aux allemands par Vichy périrent à Dachau, Buchenwald, Mauthausen.
La Retirada est une plaie politique qui n’a toujours pas cicatrisé, tant le déni de cet épisode de l’Histoire reste encore dominant en France. Alors même que d’autres républicains espagnols, par milliers, rouges ou anarchistes, se sont engagés dans la résistance française contre l’occupant nazi.

Posté par ateneo87 à 16:21 - Nous y serons - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 5 décembre 2009

Un plat de sang andalou


Un_plat_de_sang_andalou

De David Thomas


Gallois né en Angleterre le 5 octobre1959, David M. Thomas est fils d'ouvrier. Il a été partie prenante de la grande grève des mineurs britanniques dans les années 80. Il écrit en français et vit à Limoges.

DavidThomas

Au fin fond de l'Andalousie, une petite ville portuaire oubliée du monde est sur le point de faire la une de la presse internationale. Il y aura des morts et des blessés. Des protestations et des déclarations pieuses aussi. Puis Almeria retombera dans l'oubli, la guerre civile espagnole se joue ailleurs : à Valence ou à Barcelone comme à Londres, Paris et Moscou.
Le fils de docker londonien enseveli sous les bombes, l'Allemand antifasciste déserteur de la Luftwaffe, la guerrillera réfugiée de Málaga, le soldat italien promis à un sort des plus atroces et le chef charismatique d'une ville incontrôlable qui ne se laissera pas désarmer, tous, ils seront oubliés. Qu'importe. Barcelone tombera, Madrid tombera, mais les petites gens d'Almeria résisteront jusqu'au bout.
Un plat de sang andalou est le premier roman d'une trilogie qui retrace la terrible iliade des républicains espagnols, de la guerre civile à la défaite, des camps de la mort nazis à la longue et impitoyable dictature du général Franco

Posté par ateneo87 à 09:35 - Livres, films et autres documents - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 25 novembre 2009

Souvenirs du concert du 18 novembre


En première partie de cette belle soirée :

concert_024

Merci les "Germain Buisine est un con" pour cette première partie de concert et plus particulièrement pour ces trois chansons spécialement dédiées à l'ateneo et à la mémoire des républicains espagnols.

Nous attendons de pouvoir les réécouter sur votre site ou lors d'une autre soirée.

concert_023  concert_038 tconcert_033

Ton arrière grand-père a été honoré, François!

Et puis

concert_062

Merci à vous les "Chaotic Footsompers" pour la suite de cette première partie; il fallait bien ces brigades internationales du Blues pour continuer la soirée!  et une bonne bière évidemment.

Votre spéciale dédicace nous a touchés; à bientôt compañeros; cuando querrais!

concert_054 concert_079 concert_049

concert_082

Et enfin El Comunero!

concert_124

Merci Tomas, Laulo, Pierre, Reno et Jojo !

Nous sommes ravis d'avoir pu vous accueillir en Limousin ; nous avons tous été conquis par votre enthousiasme.

Vivement la prochaine occasion !

concert_126 concert_115 concert_103

concert_116

concert_136 concert_134 concert_129

Merci aux Centres Culturels, à Monsieur Michel Caessteker à Franck et son équipe

merci à Fabien pour ses bons petits plats ...

  concert_130

 

Posté par ateneo87 à 18:02 - Actions de l'Ateneo du Limousin - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 23 novembre 2009

Un autre site à consulter, les amis !

Capture62

et un blog en plus !

Capture63

Merci à toi, Pierre pour ce beau travail de mémoire, continue !

Posté par ateneo87 à 19:29 - Liens - Enlaces - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 6 novembre 2009

Soirée concert

Le 18 novembre

Flyer_Concert_18_novembre


à 20h 30 Centre Culturel et Social John Lennon - Limoges -

A3_affiche_el_Comunero

« El Comunero » c'est le projet de Thomas Jimenez, auteur-compositeur et membre fondateur du groupe L'AIR DE RIEN.

L'année de la commémoration des 70 ans de la guerre civile espagnole, ce petit fils de républicain espagnol a décidé de faire revivre l'histoire de son grand-père. ,. C'est pour faire revivre et rendre hommage à ce grand-père communiste, fidèle jusqu'au bout à ses idéaux, que ces musiciens se sont réappropriés des chants de luttes de la guerre civile, de Paco Ibanez, de Luis L1ach en y mêlant des compostions et des chansons d'Atahualpa Yupanqui évoquant la solitude et l'exil.

 

« El Comunero » s'inscrit dans la mouvance de groupes comme Les Hurlements de Léo, Origines Contrôlées, Les Ogres de Barback, La Varda, l'Air de Rien, Kebous ...

Les dictatures triomphent lorsqu’elles cassent la transmission de la mémoire des luttes entre les générations. Franco, pour l’Espagne, a failli y parvenir, heureusement, des petits enfants proches des « abuelos » , titillent leur mémoire…

La quête de Thomas, à la recherche des faits et gestes de son grand-père andalou et de ses compagnons de lutte participe de cette résistance à l’oubli. Et cela, non dans un but passéiste, mais avec la volonté de puiser dans ce vivier, le courage de changer le monde d’aujourd’hui.

toto_laulo

El comunero, surnom que ces amis anarchistes ont donné à ce militant communiste, en dit long sur la tradition séculaire de combat des paysans des terres d’Espagne. Le parler andalou de l’aïeul résonne entre les chants de la Guerre et révolution d’Espagne, arrangés musicalement par le savoir faire et la passion de su « nieto ». Que la tierra te sea leve, comunero !

Progreso Marin

Capture47 Capture27 Capture37

 Capture32 Capture40 Capture41

Capture44 Capture38

Capture46



Vous pouvez voir 6 vidéos:

Cliquer sur les 6 images ci-dessous ...

Capture35  Capture26 

Capture29      Capture24

a_galopar  a_las_barricadas

Nous espérons vous y rencontrer!

Durée: 2h environ - Tarif D - Abonnement 91 - Salle non numérotée

Location ouverte à partir du 12 octobre

Co-accueil Ateneo Republicano du Limousin / Centres Culturels

Pour plus d'infos sur les Centres Culturels de Limoges cliquez ci dessous

Bulletin_d_abonnement

Bulletin_d_abonnement


Logo_CCSM
 


Limoges_logo

En première partie:

Capture51

Capture50

 

Posté par ateneo87 à 06:19 - Actions de l'Ateneo du Limousin - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 2 novembre 2009

La república de los maestros

Queridos amigos:

Os envío el programa de la Jornada de Homenaje a los maestros aragoneses asesinados por el franquismo.  Os ruego que lo difundais en vuestro ámbito.  Estaríamos muy satisfechos si, de ser posible, pudierais estar con nosotros ese día.

Saludos cordiales.

Emilio Manrique

Foro por la Memoria de Aragón (AFMA)                                     picture



 FIMRdC_Foro_Mem_Maestros6nov09_1 FIM_RdC_Foro_Mem_Maestros6nov09_P

Queridos amigos:

No podremos desgraciadamente acompañaros en la Jornada de Homenaje a los maestros aragoneses asesinados por el franquismo.   

Desde Limoges, estaremos con vosotros ese día.

 

Salud compañeros.

 

Posté par ateneo87 à 17:51 - Nous vous recommandons - Commentaires [0] - Permalien [#]



Page suivante »